Notre vision

Constat

« La gigantesque crise planétaire n’est autre que la crise de l’humanité qui n’arrive pas à accéder à l’humanité [1] Ces propos d’Edgar Morin résument tout à fait notre perception du contexte général. C’est sans doute aussi en partie les mêmes observations qui font dire à l’historien sociologue philosophe anglais Théodore Zeldin : « aujourd’hui, de plus en plus de gens, à travers le monde entier, ne se sentent pas appréciés à leur juste valeur, pas compris ni écoutés. Il y a une grande faim d’encouragement personnel que la société de masse ne peut rassasier. Une immense richesse de talents cachés et inexploités », et conclure : « Des méthodes originales doivent être inventées pour révéler ces talents et libérer les gens des stéréotypes qui les amoindrissent[2]. » Parmi tout ceux qui travaillent dans les organisations aujourd’hui, la part de ceux qui contesteraient de tels propos serait vraisemblablement et hélas bien faible.

Pour beaucoup, leurs talents et leur créativité sont écrasés par des modes de fonctionnement collectifs inadaptés. Les technologies, les conditions de vie et plus généralement les besoins individuels et collectifs ont largement évolués au cours du XXème siècle. Pourtant, les pratiques managériales et les modes de gouvernances fonctionnement principalement selon un même modèle devenu anachronique : le bâton et la carotte, la punition et la récompense. Les sciences sociales[3] ont démontrées à de maintes reprises, semble t-il en vain, l’inefficacité sur le long terme d’une telle approche pour les tâches qui requièrent un minimum de réflexion.

Dans un environnement qui donne tant de signaux d’alerte, qui présente un niveau de complexité aussi important et qui requièrent une hyper adaptabilité quasi immédiate, la facilitation nous paraît être un moyen particulièrement judicieux et ingénieux pour y faire face.

Pourquoi la facilitation ?

Parce que la facilitation est une approche qui permet la transformation tout en douceur des organisations.

Dans une étude française restituée dans l’ouvrage Le dirigeant du troisième millénaire, les grands dirigeants français interviewés ont tous témoigné de la nécessité de parvenir à mettre en place plus de collaboration et d’intelligence collective, de valoriser la diversité et de révéler chacun dans son projet professionnel. La conscience est là, manquent les actes à tous les niveaux de l’organisation pour l’accompagner. Le passage à l’acte, c’est aussi en quoi la facilitation peut être utile.

Très naturellement et rapidement, les méthodes collaboratives utilisées en facilitation permettent de libérer tout le potentiel des participants et de donner envie à la mobilisation dans le sens du bien commun. Les actions de facilitation répétées au sein d’une organisation développent assurément une dynamique d’innovation participative. En d’autres termes, la facilitation contribue à générer, ce que le gourou du management Gary Hamel appelle de l’innovation managériale.

Comment ? En développant l’autonomie, en donnant du sens, en stimulant la créativité, en faisant confiance au groupe, en donnant une voix à chacun, en valorisant la compétence plutôt que les titres, en permettant la libre expression et la confrontation respectueuse des idées, en encourageant l’expression de la passion, etc.

Notre ambition

Compte tenu de l’immense besoin latent de transformation en profondeur des organisations, nous faisons le pari que très bientôt le nombre de facilitateurs sera très largement insuffisant pour répondre à toutes les demandes. Aussi notre ambition première consiste à partager les pratiques de la facilitation au plus grand nombre. Telle est la vocation de Formapart.

Le travail en perspective est considérable et nous avons besoin de l’aide d’autres facilitateurs confirmés ou en devenir et d’autres structures qui partagent notre même ambition.

L’enjeu est de taille : contribuer à rendre les organisations plus humaines et plus épanouissantes pour les hommes et les femmes qui font leurs richesses et in fine, les rendre plus adaptées aux enjeux de notre avenir commun à tous.


[1] Prospective d’un monde en mutation, 2010

[2] Rapport de la commission Attali 2008

[3] Le psychologue Dunker arrivait déjà à ces conclusions en 1930. Suivi par des batteries de recherches exécutées par les plus grands noms (Edward Decy, Dan Ariely, Alfie Khon, etc.) et au sein des institutions les plus renommées (MIT, Harward, Standford, London School of Economics, Federal Reserve Bank, etc.)